Paru dans la presse

Ouest-France – 28/01/2021 – En Méditerranée, les poissons rétrécissent ou disparaissent, les pêcheurs doivent s’adapter

La crise écologique liée au réchauffement climatique et à la surpêche conduit progressivement au déclin de certaines ressources halieutiques en Méditerranée. C’est le cas de l’oursin violet et du poulpe, ces espèces essentielles au maintien de l’équilibre des écosystèmes marins et à la survie des pêcheries locales.

Dans ce contexte, les pêcheurs de la région réorganisent leur système de production afin de tendre vers une pêche plus durable. Pierre Morera, pêcheur artisan devenu président du Comité des pêches du Var, explique ce qu’il entend par le terme flou de « pêche durable ». Selon lui, ce terme recouvre :

  • Des activités polyvalentes ciblant une diversité d’espèces selon les saisons
  • Un mode de vente direct et flexible
  • Une limitation des captures et la dissolution des rejets

Afin d’avancer dans la mise en oeuvre d'activités de pêche de moindre impact sur l'environnement, la construction de dynamiques collectives entre différents acteurs du territoire est nécessaire. C’est pourquoi Planète Mer, le CDPMEM Var et les pêcheurs aux petits métiers du Var travaillent ensemble pour bâtir des solutions concrètes de gestion soutenable des espèces d’intérêts halieutiques.

Dans le cadre de Pela-Méd, des efforts d’amélioration des connaissances sur les espèces menacées (comme l’oursin violet et le rouget de roche) ou encore l’instauration de gardes-jurés pour lutter contre le braconnage se mettent en place dans le Var. La gestion partagée et régulée des ressources communes est cruciale pour réelle résilience des ressources marines et des pêches artisanales en Méditerranée.

Découvrez l'article de Ouest-France paru le 28/01/2021