Vadrouilles à marée basse

Sur la pointe du Chay d’Angoulins, près de La Rochelle

En volontariat de service civique pour Planète Mer et l’E.C.O.L.E. de la mer depuis le mois de mai dernier, Guillaume se rend régulièrement sur l’estran rocheux de la pointe du Chay, à Angoulins (17), afin de récolter des données pour l’action « Algues brunes et bigorneaux » du programme BioLit. Il nous raconte le déroulement de ces sorties :

 

« Je me rends sur l’estran à marée basse, muni d’un quadrat. Il s’agit d’un carré de 30 centimètres de côté, fabriqué à l’aide d’une corde et de tubes rigides permettant de le disposer facilement au sol. L’utilisation de ce quadrat permet de rendre comparables les conditions d’observations et donc les jeux d’observations ; c’est ce que l’on appelle la standardisation du protocole. »

 

« Généralement, je réalise trois séries de haut en bas de l’estran, pendant lesquelles je note sur ma fiche de saisie la présence des mollusques et les algues brunes sur lesquelles ils se trouvent, et ce dans 10 quadrats. Cela permet de couvrir les différents étages de l’estran sur une grande surface. Etape indispensable, ces données sont partagées sur le site biolit.fr, et transmises aux scientifiques partenaires de BioLit, puis intégrées, après leur validation, aux bases et plateformes d’échanges de données sur la biodiversité comme l’Inventaire National sur le Patrimoine Naturel (INPN). »

 

Il nous explique ensuite la particularité de cet estran : « Ce qui est intéressant sur l’estran de la pointe du Chay vis-à-vis du programme BioLit, et plus particulièrement de l’action « Algues brunes et bigorneaux », est que l’on trouve encore des algues brunes disposées sur celui-ci, contrairement à d’autres estrans alentour comme celui de la plage des Minimes, à La Rochelle. Mais depuis plusieurs années, leur nombre se réduit fortement. En parallèle et sans que cela soit une relation de cause à effet, on observe saisonnièrement une prolifération d’algues vertes. Les communautés de cet estran ne cessent donc d’évoluer. Le protocole « Algues brunes et bigorneaux » de BioLit permet ainsi d’étudier cette évolution et de voir si elle impacte les populations animales présentes sur l’estran, tout en prenant en compte les potentiels impacts engendrés par les hommes. »

 

Ces sorties de terrains sont des moments privilégiés pour lui : « Lors de ma première sortie sur le bout de la pointe du Chay en juin dernier, j’ai vraiment été ébahi par la beauté de cet endroit. Personne d’autre ne se promenait sur l’estran à ce moment-là, et la disposition du lieu fait que lorsqu’on se situe à son bout, aux pieds de la falaise calcaire, on a vraiment l’impression de se retrouver coupé du monde. J’ai d’ailleurs failli me retrouver piégé par la marée montante, faites donc bien attention à ce paramètre lorsque vous parcourez l’estran ! »

 

Vous pouvez participer à ces sorties de collecte de données ! N’hésitez donc pas à vous renseigner auprès de l’E.C.O.L.E. de la mer au 05.46.50.30.30 ou par mail : guillaume.dos-prazeres@planetemer.org.